Pourquoi Balingua ?

Un constat : les résultats de l’apprentissage des langues secondes est affligeant. Plus de 90% des jeunes qui ont étudié une langue seconde pendant six ans et plus (6 années en secondaire + parfois 2 années en primaire) sont incapables de s’exprimer oralement.

Tous les programmes officiels insistent sur la primauté de l’oral sur l’écrit. Cette recommandation est très peu respectée. Dès le début de l’enseignement, l’écrit (lecture et écriture) s’impose en force pour de nombreuses raisons, ce qui explique les résultats désastreux de l’aptitude à s’exprimer oralement après plus de mille heures d’étude d’une langue seconde.

Il est évident que ce recours « obsessionnel » à l’écrit dès le début de l’enseignement d’une langue seconde est la cause première de cet échec. Et cela depuis des décennies. Une autre erreur, c’est la croyance que la grammaire est la clé d’entrée dans une langue seconde (exactement comme on l’a fait pendant des générations pour l’étude du latin).

Que dire aussi de l’obsession de s’exprimer correctement d’où résulte la peur de faire des fautes de grammaire ! Il suffit de feuilleter les ouvrages scolaires récents et les cahiers des élèves pour réaliser la place occupée par la grammaire dès le niveau débutant (A0). Ajoutons à cela les listes de mots de
vocabulaire que l’on y trouve, et l’on peut comprendre que les apprenants étouffent sous la montagne de matière à mémoriser.

Or, tout le monde sait que ce n’est pas la grammaire et le vocabulaire qui ont permis à l’enfant d’acquérir sa langue maternelle.

Ni aux analphabètes d’être bilingues ou trilingues.

Il est évident que la connaissance de la grammaire et l’étude du vocabulaire sont essentielles. Il ne s’agit pas de mettre tout cela de côté. Mais un apprentissage linguistique doit commencer par l’oral seul avant de passer à l’écrit. Il est indispensable de savoir s’exprimer oralement avant de passer à la lecture et puis, plus tard, à l’écriture. C’est une évidence criante !

                         

Une question élémentaire : que faut-il pour apprendre une langue seconde ? Une grammaire ? Un dictionnaire ? Non. C’est avec les neurones que l’enfant acquiert sa langue maternelle. C’est avec le même système neurologique qu’il
pourra acquérir une ou plusieurs langues secondes.

Les langues secondes se construisent sur les mêmes bases neurologiques que la langue maternelle. Nul n’est nul en langue : toute personne qui s’exprime couramment dans sa langue maternelle apporte la preuve que son système neurologique est en parfait état. Donc au niveau neurologique, tout individu (sauf à être handicapé) peut apprendre n’importe quelle langue. Et ceux qui n’y arrivent pas ? C’est pour des raisons psychologiques (telle que la motivation) et pédagogiques surtout.

Dans les cours de langues traditionnels, on a tendance à souligner tout ce qui différencie la langue maternelle de la langue cible (langue seconde). Or les sciences cognitives ont permis, grâce à l’étude des mécanismes neurolinguistiques, de mettre en évidence tout ce qui est commun à toutes les langues.

Il faut donc, et c’est ce que fait la méthode Balingua, s’appuyer sur ce que les langues ont en commun pour faciliter aux débutants l’accès à une langue seconde.

À situation exceptionnelle, solution exceptionnelle. La méthode Balingua s’efforce d’apporter une réponse à ce désastre.

Puisque l’écrit est la cause essentielle de cet échec, il faut bannir l’écrit pendant les 25 à 30 premières heures de cours pour des apprenants de niveau A0.

Les logogrammes
Le support visuel de la méthode Balingua est constitué de « logogrammes » (succession d’images), dont chaque dessin représente un mot. Les images facilitent grandement la compréhension du message grâce à l’intuition et la mémorisation des sons. Grâce aux images, le degré de rétention du message sonore est beaucoup plus élevé.
Autre avantage : le fait de pouvoir déplacer les images correspondant à l’ordre des mots dans la phrase aide l’apprenant à fixer la structure de la phrase en langue seconde.
En classe de langue, le fait de pouvoir jouer avec les images pour créer des phrases est un atout : l’apprenant maîtrise très rapidement la construction des phrases, de manière orale.

La technique substitutive (technique computationnelle)
Cette technique est une caractéristique majeure du fonctionnement neurologique de l’aptitude langagière propre à l’espèce humaine. Cette technique est universelle. Elle s’appuie sur les deux axes -syntagmatique et paradigmatique. Ce qui permet l’acquisition extrêmement rapide de toutes les constructions syntaxiques de la langue seconde.

Le drill proposé par la méthode Balingua permet de « formater » (= configurer) le cerveau de l’apprenant en un laps de temps extrêmement court. En 20 à 30 heures de cours, il maîtrise oralement les constructions syntaxiques de la langue seconde sans avoir à étudier la moindre règle de grammaire, à l’aide d’un nombre de mots de vocabulaire très limité (environ 50 mots).

Et à partir de là, les « fondements de la maison » étant acquis, l’apprenant peut travailler la grammaire et acquérir du vocabulaire, bâtissant ainsi les murs, ajoutant les portes et les fenêtres à sa connaissance de la nouvelle langue… il construit sur du solide.

BALINGUA = Booster l’Acquisition des langues !

René Bastin

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