Charisse Nixon

Charisse Nixon

Charisse Nixon est professeure agrégée de psychologie et directrice de la recherche au Centre Susan Hirt Hagen pour la sensibilisation, la recherche et l’évaluation (CORE) à Penn State Behrend.

Le principal intérêt de Nixon en matière de recherche porte sur toutes les formes de maltraitance par les pairs, y compris la maltraitance relationnelle et physique. Elle étudie également les efforts efficaces de prévention et d’intervention visant à réduire les mauvais traitements infligés par les pairs et les dommages qui y sont associés.

(source :https://news.psu.edu/expert/charisse-nixon)

En visionnant la vidéo suivante, vous allez comprendre rapidement comme il est simple de démotiver les personnes qui désirent apprendre.

L’impuissance apprise (ou résignation acquise) est expliquée avec brio par Charisse Nixon à ses étudiants.

Chers collègues, prenons conscience de notre impact énorme quant à la motivation dans nos classes. Chaque encouragement, chaque attitude positive de notre part va renforcer la confiance de nos élèves, de nos étudiants.  Un étudiant confiant, c’est un étudiant qui apprend !

Nous sommes fondamentalement responsables de la motivation de nos apprenants.  A nous de motiver les troupes, à nous de rendre nos cours intéressants et efficaces ! 

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Leçon 12 : quand

La leçon 12 est là !

La simplicité de la phrase complexe.

Après chaque leçon, n’oubliez pas de faire manipuler les images par les élèves.  Ils sont très créatifs, vous n’êtes pas au bout de vos (bonnes) surprises !

Lorsqu’ils ont créé leur propre phrase, ils peuvent eux-mêmes poser des questions à leurs camarades.  Et certains se découvrent un véritable talent d’animateur.  Les plus timides peuvent venir en binômes pour être à l’aise.

Peu à peu, au fil des leçons, vous vous effacez pour faire place à vos élèves

C’est eux qui doivent parler un maximum la langue cible, pas vous ! 

Votre rôle consiste alors à animer, à relancer les intervenants, à les aider en leur soufflant les réponses.  Le professeur devient une sorte « de spectateur bienveillant ».  Il intervient un minimum afin de libérer la parole des élèves.  Il peut noter les petites erreurs sur un carnet et en parler après les interventions des élèves.  Chaque élève est convié à corriger, à aider les autres en douceur.  Et… ça fonctionne !

La phrase complexe, c’est très simple !

La leçon 11 est là.  Doit-on enseigner la phrase complexe au début de l’apprentissage ?  La réponse est affirmative pour autant que vos apprenants fassent des phrases complexes dans leur langue maternelle.

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Rappelons-nous que les capacités langagières de nos étudiants sont excellentes et qu’ils ont besoin de la syntaxe pour communiquer.  Si nous nous limitons à la formule syntaxique « sujet – verbe – complément », nous ne respectons pas leur intelligence et leur besoin naturel d’apprendre.

Pronominalisation et destinations

La leçon 10 est arrivée !

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Au fil des leçons, les phrases s’allongent et pourtant, cela ne pose aucun problème aux apprenants.  Pourquoi ?  Parce que l’évolution syntaxique des leçons est progressive.  De plus, le vocabulaire introduit est très restreint afin de permettre à la syntaxe de s’installer en premier. 

Ce sera à vous d’introduire le vocabulaire en fonction des besoins réels des apprenants.  Inutile donc d’apprendre de longues listes de mots si on n’est pas capable de construire des phrases !

Après la leçon, n’oubliez pas de retourner les cartes en gardant le verbe « va ».  Ainsi, les apprenants vont pouvoir former des phrases qu’ils n’ont jamais apprises.  Cela a l’air magique, mais c’est grâce à votre enseignement de la syntaxe !  Vos élèves sont bien plus doués en langues qu’il n’y paraît !  En effet, il savent désormais faire des phrases sans vous !

La pronominalisation ? Fastoche !

En route vers la leçon 9 ! Lors d’une leçon précédente (unité 3), vous avez déjà découvert le système de la substitutionCelui-ci consiste à remplacer un mot par un autre.   

Voici un petit rappel :

 

 Exemples :

« Dany travaille à Paris » devient « Il travaille à Paris »

« Nina travaille à Paris » devient « Elle travaille à Paris »

 « Dany est Nina travaillent à Paris » devient « Ils travaillent à Paris »

Cette substitution permet de faire découvrir la grammaire par les étudiants en évitant de l’expliquer, c’est l’induction.

 

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Dans la leçon 9, un mouvement va s’ajouter à la substitution.  Ce mouvement vers la gauche est très important.  Il faut l’effectuer dans les règles de l’art.  En effet, on va le retrouver dans de très nombreuses langues, mais pas nécessairement dans la même structure.  Et alors ?  Eh bien, le fait que nous fassions déjà ce mouvement dans notre langue maternelle, nous permet de comprendre intuitivement ce même mécanisme dans une langue seconde, en l’occurrence, le français.

 

Balingua est la première méthode qui exploite les mécanismes neurolinguistiques que vous avez développés lors de l’acquisition de votre langue maternelle. (René Bastin)

L’évaluation dans l’enseignement fondamental en Belgique est très (trop) certificative. Vive le stylo vert !

Sommes-nous le résultat d’une addition de points ?  Est-il bon de chiffrer la performance d’un enfant en mathématiques, en langue maternelle ou étrangère ?  Quel impact ces chiffres ont-ils sur l’enfant et ses parents ? Qu’attendons-nous de nos enfants ?  Qu’ils obtiennent un certain pourcentage pour nous rassurer sur leurs capacités ?  A quoi servent les points pour l’enfant ?    

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Toutes ces questions tournent dans ma tête.  Je viens de lire un article et d’écouter une interview sur la Première (RTBF)L’enseignement finlandais, un modèle à suivre ?

En Finlande, les notes sont interdites avant l’âge de 12 ans.  Claude Attila, ancienne enseignante en Finlande, ayant aussi été proviseure et experte au sein du ministère de l’Education en Finlande, dit : »On évalue les enfants, mais les notes sont interdites avant l’âge de 12 ans. Dans les bulletins, on trouve alors des appréciations et des conseils. Ensuite, les notes apparaissent, et on ne peut pas quitter l’école sans que toutes ces notes soient positives. »

Bref, on ne peut évoluer que positivement.  Alors, je vais rêver tout haut et faire le souhait qu’en Belgique aussi, on puisse renforcer l’évaluation formative dans l’enseignement fondamental.  Que de temps perdu à additionner des points et calculer des pourcentages !  L’essentiel, c’est bien l’enfant, son épanouissement, son évolution dans les différents apprentissages.  Chacun a le droit d’évoluer à son rythme.  Et pour rappel, la vitesse d’exécution d’une tâche ne reflète en rien les performances intellectuelles de la personne.snail-3110893_1920

Personnellement, j’ai décidé de protester contre cette évaluation certificative inutile en utilisant un stylo vert pour corriger les copies de mes élèves.  Et comme dirait Alain Souchon, c’est déjà ça… green-213702_1280